Une colline aux tons de rouille et de bordeaux flotte au-dessus de son propre reflet, sans qu’on sache vraiment où finit la terre et où commence l’eau. Les ocres, les terres de Sienne et les blancs crayeux se fondent dans une chaleur vibrante, striée de traits verticaux comme un air qui tremble sous le soleil. Seule une touche de bleu, sur la ligne d’horizon, rappelle la fraîcheur. Mirage joue sur cette frontière incertaine entre ce que l’on voit et ce que l’on croit voir.